baBel's band

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Tribune de Genève, 22 mars 2011


Le beau babil de baBel

Que le babil de baBel soit surprenant, c'est la moindre des choses - sinon pourquoi ne pas jouer sagement la partition? Mais que ce  babil se révèle authentique re-création, travail en profondeur sur les textes et les intentions de créateurs non pas pillés mais aimés, compris et prolongés, voilà la vraie surprise. Incantatoire ou parodique, grave ou enjouée, la démarche de baBel dévoile au travers de la variété des climats et des échanges une recherche légitime et sérieuse de sens et de renouvellement. D'autant plus intéressante que les musiciens portent ensemble cette démarche originale et lui vouent la plénitude de talents éprouvés dans les carrières plus classiques qu'ils mènent ailleurs. Si bien que malgré la dénomination provocante du groupe, on éprouve paradoxalement, au sortir d'une soirée avec baBel, le sentiment d'avoir participé à une expérience de communication parfaitement réussie - qu'on ait compris ou non les mots ne change rien à l'affaire!

Jacques Poget, éditorialiste au journaliste 24Heures, 5 mai 2007


"Ce que j'ai entendu était intelligent, inhabituel – permettant de faire des découvertes étonnantes - et très bien joué! Tous ces musiciens jouaient avec tout leur cœur et leur talent; je le dis très sincèrement; nous avons dans ce pays un grand besoin de projets novateurs de ce genre !" 

Pascale Honegger, fille du compositeur Arthur Honegger, 20 avril 2007

 

"Une imagination d'une telle sensibilité alliée au respect des œuvres débouchait sur une nouvelle poésie ; l'utilisation subtile des micros créait une intimité particulière ; un vrai plaisir : cela a passé trop vite, on en redemande !"  

Yves Bugnon, chef de chœur, directeur de la Maîtrise du Conservatoire de Lausanne, 1er mai 2007

 

"Des interprètes de haut niveau qui s'emparent de pièces du répertoire baroque, classique et contemporain, et qui les transforment, les revigorent dans un esprit potache de haut-vol. Aucun esprit de sacrilège, au contraire, des hommages pointus, drôles et inventifs. Parfaitement exportable, baBel s'épanouit aussi bien dans une galerie d'art contemporain, sur une scène de théâtre que dans une salle de concert. baBel, une manière de réinterpréter les incontournables du répertoire sans langue de bois!" 

Florence Grivel, historienne de l'art, journaliste à la RSR, 4 mai 2007

 

Des images sources d'osmose musicale - CONCERT - L'ensemBle baBel présente Violence O à Lausanne.

Le nouveau projet de l'ensemBle baBel s'inscrit dans le cadre de l'exposition de la photographe Annaïk Pitteloud, What we talk (jusqu'au 20 octobre). Olivier Cuendet tente de trouver une "osmose musicale" avec l'œuvre de la plasticienne lausannoise en s'entourant de quelques instrumentistes rompus à l'improvisation: Anne Gillot, Noëlle Reymond, Hans Egidi, Christian Gavillet et Laurent Estoppey. Violence O, le titre de cette performance, découle de la violence sous-jacente de ces photos, où l'on franchit sans cesse le miroir d'une Alice au pays des désillusions. Olivier Cuendet: "Annaïk Pitteloud traite de thématiques très contemporaines, sur la violence urbaine par exemple, et retravaille ses images à l'ordinateur en s'inspirant de la Renaissance. Nous essayons de trouver une démarche similaire en musique par divers systèmes d'écriture". L'ambiguïté des images d'Annaïk Pitteloud, "entre vérité et mensonge, lumière et obscurité", se traduira dans des pages de Bach, Beethoven, Schubert ou John Cage, sujets à mutations, collages, allusions ou distorsions.
Le 14 septembre à 20 h 30 Galerie Lucy Mackintosh Avenue des Acacias 7 1006 Lausanne www.lucymackintosh.ch

Matthieu Chenal , journaliste à 24 heures, le 13 septembre 2007